Dans la lumière sublime des non-pensées,
Astre pourfendant la voûte de verre,
Eclats de cristal en suspensions dans l’air,
Le temps qui passe n’a jamais existé.

Iris de l’Univers,
Vibrillonnant d’Eternité,
Révèle en son chant la matière
Qui n’a jamais existée.

Bulle emplie de néant,
Orgasme de l’Univers
Qu’en naissant et mourant
À chaque instant tu régénères.

Être, libre, n’est pas danse aisée,
En apesanteur sur un fil
que je tisse de mon coeur embrasé,
Funambule apatride, équilibre écartelé,

Avec pour seule architecture et mémoire
Le souvenir luminescent d’avant que je sois né.

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Mon ellipse est une ode à la patrie tant aimée
Qui n’a ni lieu ni temps, où tout est fusionné.

Mes frères solaires semblent avoir tout oublié.
A me voir tête en l’air, pieds de vent, rire et chanter,
Je rallumerai leurs yeux qui sont les miens et les Siens,
A me voir étoile filante, filant ainsi le lien qui surgit depuis l’autre côté.

Quelle acrobatie; quelle aventure risquée!
Sans n’avoir rien demandé
Je me suis retrouvé obliger d’aimer.

Longtemps j’ai refusé, rechigné, rejeté.
Rien n’était digne de là d’où je venais.
Et ce n’est qu’une fois mon coeur humain tout à fait brisé,
Que l’étoile d’or s’en est échappée.

Mon cerveau et mon coeur,
En mille morceaux éparpillés,
sont devenus les pétales
De ma conscience et de mon âme,

Lumière de la Lumière
Au sein du saint de l’Univers,
Sans début ni fin,
Jouant enfin le grand jeu.

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Evite les obstacles!
Ils sont là pour te faire chuter.
Et ils sont là pour te renforcer.

Que ta danse soit juste, précise et inspirée,
Que dans la transe de l'impersonnalité,
Se révèle la figure que la Liberté va t’imposer.

Obéis! Soumets-toi à la Liberté!
Ouvre grand tes bras, tu es déjà piégé!
Joue jusqu’au bout le jeu, de tout ton être embrasé!
Avant de disparaître, avant d’être effacé...

Eclat de bulle dans l’Univers,
Une bulle de néant emplit de sens
Ce qui n’existerait pas sans elle.

Tu es Ses yeux,
Et le monde sans toi ne saurait exister.
Tu es le sang,
Et sans lui les planètes cesseraient de tourner.
Tu n’es qu’un rêve
Qui donne corps à la Réalité.

Soutiens la douleur de la chair,
Le tintamarre des pensées,
Les rugissements des sentiments,
Les agressions autour de toi.

Ecarte-les! Faîtes place au roi
Qui viens en sa contrée
Offrir sa Liberté!

Ici il n’y a pas de tyran,
Il n’y a pas d’opprimés.
Qu’ils relèvent la tête et se voient tels qu’ils sont faits!

Chacun est de l’Univers le roi,
Esclave de la Liberté,
Serviteur de la Vérité,
Condamné à aimer ou à être piétiné.

Mais il faut aimer juste,
Juste aimer comme un humain n’est jamais assez.
Un coup de vent et c’est fini!
Ça n'avait d’ailleurs pas commencé...

Aimer c’est brûler, briller, se consumer,
En incarnant la substance qui perce mon coeur depuis l’autre côté.
Aimer c’est offrir, ouvrir, stopper, libérer.
Aimer c’est faire d’instant en instant triompher la Vérité.
Et donner corps à la patrie qui de nous nait.

Et ce corps qui pèse et qui pose dans notre réalité
Le fondement, l’outil, la trame de notre chant inspiré,
Est la branche, la corolle de la fleur ouverte
De la radiance immaculée.
Lumière qui donne le pas, le ton, le la
Au grand concert de notre oeuvre réalisée.

Les écailles sur leurs yeux ne résisteront pas à la Clarté.
Sois le soleil ici bas, que tous se joignent à toi
Dans le délice de ton action libérée,
Dans la polyphonie de nos chants unifiés,
Dans la douce présence de notre corps commun,
Dans le dialogue facetté de nos singularités.

Je me vois en toi
Je te vois en lui,
Je te vois en moi,
Je te vois au delà.
Je te vois et c’est toi qui te vois
Dans le corps de l’univers, fait de Lui,
Il se voit et tout est libéré.
Libre d’aimer.
Comme le sang de l’univers,
Libre d’irriguer d’un amour de Lumière
La chair de la matière.

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